Search Results For “Kimberley”

Processus de Kimberley et embargo : pourquoi c’est efficace ?

Le Processus de Kimberley : maîtriser l'origine des diamantsDepuis le mois de juin 2015, l’embargo sur les diamants du Centrafrique est partiellement levé. Une décision prise le 26 juin par l’assemblée du Processus de Kimberley, et qui suit logiquement le travail mené depuis près de 15 ans pour empêcher la circulation des « diamants de guerre ».

Les diamants de Centrafrique toujours sous surveillance

En discussions avancées depuis plusieurs semaines, la levée partielle de l’embargo sur les diamants du Centrafrique a finalement été actée le 26 juin en Angola. Cela signifie que le pays, soumis à un embargo depuis avril 2013, peut de nouveau exporter sa production de diamants. A condition qu’ils aient été extraits dans la « zone verte » du pays, dans une partie à l’ouest qui n’est pas touchée par la guerre civile… et où les diamants ne servent pas à armer des chefs de guerre locaux.

Cette levée partielle laisse quand même le pays sous surveillance. Une deuxième session d’examen par l’assemblée du Processus de Kimberley est d’ailleurs prévue, toujours en Angola, pour novembre 2015. Le cas des autres régions où règne encore la violence devra y être examiné.

Le Processus de Kimberley : empêcher la circulation des diamants du sang

En gardant un œil sur l’extraction minière en Centrafrique et sur l’exportation des diamants, l’assemblée du Processus de Kimberley continue donc à appliquer des règles strictes.

Ce sont ces mêmes règles qui ont conduit à sa mise en place, il y a près de 15 ans : mettre un terme au commerce illicite des diamants de guerre, pour éviter qu’il ne contribue à armer les mouvements violents. Après un mouvement initié en 1998 par l’ONG Global Witness, le Processus de Kimberley était entré en vigueur le 1er janvier 2003. Les pays qui y participent s’engagent à garder l’import et l’export sous contrôle, à assurer des transferts dans des conteneurs inviolables et à garder des informations détaillées à jour. Il s’agit en somme d’agir pour éviter de retrouver des diamants du sang sur le marché mondial.

Le Centrafrique avait été exclu du Processus de Kimberley après que le pouvoir ait été renversé en avril 2013 par les rebelles du Seleka… qui ne cachaient pas que leurs fonds provenaient de la vente de diamants. L’exclusion avait alors été logique, tout comme la levée partielle de l’embargo ces derniers mois pour certaines zones du pays.

© Fotolia.com – Picattos