Saint Valentin : quand le marché du diamant invente la tradition

Vous croyez qu’offrir un diamant monté sur bijou en gage d’amour est une tradition millénaire ? Pas du tout, ce coup de génie marketing date des années 40, pour relancer le marché du diamant après le krach des années 30. Quitte à offrir une preuve d’amour éternel, autant opter pour un diamant d’investissement, placement durable sans spread et sans TVA !

Et l’agence de publicité Ayer créa la tradition

Pour faire face à la crise des années 30 qui suivit le krach boursier de 1929, à la demande de la De Beers, l’agence Ayer offrit un second souffle au marché du diamant en créant le slogan « A diamond is for ever ». Si offrir une bague d’engagement en guise d’engagement était dans les habitudes des Américains, grâce à l’agence Ayer, c’était devenu une règle. Aucun amour ne saurait être comblé sans bague de fiançailles en diamants.

Diamond-is-forever

Le bijou, un mauvais placement

Ce n’est certes pas le pire, mais un bijou comporte de nombreux inconvénients en termes de placements. Un diamant monté sur bijou coûte plus cher qu’un diamant d’investissement non monté, pour plusieurs raisons : on paie le travail d’orfèvrerie et la griffe du bijoutier quand celui-ci est reconnu. Les diamants montés en bijoux sont soumis à la TVA à l’achat. D’autre part, les tailles (coupes) des diamants dédiés à la bijouterie se démodent vite et peuvent perdre en valeur une fois l’effet de mode passé. Enfin, un bijou n’aime pas être « de seconde main ». Un diamant monté sur un bijou acheté et revendu aussitôt après peut subir une décote de 60%. Un diamant d’investissement « isolé », avec une taille cotée (comme la Kcut) se revend beaucoup plus facilement via des plateformes d’achat et de revente dédiées.

Un diamant d’investissement, ça ne se porte pas nous direz-vous, mais compte tenu des risques de vol à l’arraché, mieux vaut éviter de porter des bijoux précieux. Quitte à les garder dans un coffre, autant opter pour un diamant d’investissement.

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