Etat des lieux de la production diamantifère

La santé du marché du diamant dépend en partie de l’offre, c’est-à-dire de la production diamantifère. En 2017, elle est restée relativement stable et devrait continuer de l’être, voire à légèrement augmenter. En 2018, les prix devraient surtout varier par rapport à la demande, notamment du secteur asiatique.

Une production de diamants bruts stable

Avec 127 millions de carats extraits en 2016, le volume global de production de diamants bruts dans la continuité des huit dernières années.
Les plus fortes concentrations de production ont eu lieu au Canada, dans la nouvelle mine de Gahcho Kué et celle (plus ancienne) d’Ekati, en Afrique du Sud, dans la mine de Kimberley.

L’activité des nouvelles mines (Gahcho Kué et Renard au Canada et Liqhobong au Lesotho) mises en service en 2016 devrait compenser la baisse de production des mines épuisées, inondées ou fermées (Udachnaya et Mirny en Russie, sept gisements au Zimbabwe).
Les perspectives des minières suggèrent une augmentation de la production globale en cours d’année.

Quel impact sur les prix du diamant ?

Alors que les ventes de diamants bruts ont augmenté de 20%, les producteurs de diamants ont baissé leurs prix en 2016, ce qui avait déjà été le cas en 2015 pour répondre au ralentissement de la demande mondiale de bijoux en diamants. Adoptant la fameuse “stratégie du robinet” qui consiste à ouvrir et à fermer les vannes de la production de diamants afin de maintenir la stabilité des prix même en période de crise, ALROSA et De Beers ont tiré leur épingle du jeu, passant de 60% à 70% de part de marché.

Les producteurs de diamants sont confrontés à des défis géologiques et techniques de plus en plus complexes, au fur et à mesure que les mines pénètrent dans des terrains plus difficiles. Ces opérations deviennent de plus en plus onéreuse. Pour contrôler les coûts, les minières investissent dans l’efficacité opérationnelle et se tournent vers les innovations numériques. A long terme, les méthodes de production de plus en plus invasive et onéreuses vont de plus en plus peser sur les prix du diamant. A moyen et long terme, c’est donc un très bon placement.

A plus court terme, cette année, l’évolution des prix dépendra surtout de la demande, notamment du côté du marché asiatique en pleine reprise.

A noter

– La compagnie Petra Diamonds affiche un record de production dans ses mines sud africaines au premier semestre 2017 avec un total de 2 208 056 carats de diamants (+10%), annonce l’Agence Ecofin.
– En Afrique du sud toujours, le Lesotho est devenu le royaume des records avec la découverte d’un diamant de 910 carats, le 5ème plus gros diamant du monde. Son prix pourrait atteindre les 33 millions d’euros et faire de la mine de Letseng la plus prolifique.

Source : The Global Diamond Industry 2017: The Enduring Story in a Changing World

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