Le diamant n’est pas un signe extérieur de richesse

Bonne nouvelle, contrairement aux lingots d’or, aux yachts et aux voitures de luxe, le diamant n’est pas considéré comme un signe extérieur de richesse ! Il est donc exempt de toute augmentation de taxe dans le cadre du nouvel impôt sur la fortune (Impôt sur la Fortune Immobilière).

Rappel des actifs taxés dans le cadre de l’IFI

Voté le 20 octobre dernier, l’Impôt sur la fortune immobilière (IFI) qui remplace l’ancien impôt de solidarité sur la fortune (ISF), va taxer les biens immobiliers d’une valeur supérieure à 1,3 millions d’euros.

Pour compenser le manque à gagner de la suppression de l’ISF, des taxes ont été ajoutées ou augmentées pour certains signes ostentatoires de richesse : yachts de plus de 30 mètres, métaux précieux (la taxe sur la cession passe de 10 à 11%) et voitures de sport de 36 chevaux fiscaux et plus.

Avec la flat tax (Prélèvement Forfaitaire Unique), qui va notamment ponctionner de 30% les contrats d’assurance-vie de plus de 150 000€, peu d’actifs échappent à la réforme fiscale 2018. Là où de nombreux actifs voient leur taxation augmenter, le diamant échappe à la règle.

Actifs exonérés d’augmentation de taxe

Parmi les actifs qui échappent à l’IFI, les groupements fonciers viticoles (GFV), forestiers (GFF) ou agricoles (GFA) sont exonérés d’impôts, à condition qu’un membre de la famille en soit l’exploitant.

Fiscalement parlant, les diamants d’investissement (ni montés, ni sertis) sont considérés comme des bijoux et assimilés, une catégorie fiscale qui semble avoir échappé aux augmentations de taxe.

Encore plus intéressant, bien qu’il entre dans la catégorie des bijoux, le diamant d’investissement est un meilleur placement que le diamant monté sur bijou, car un bijou n’aime pas être “de seconde main”. Lorsqu’on le revend, il perd plus de la moitié de sa valeur d’achat. Le spread est énorme, contrairement au diamant isolé.

Rappel sur la fiscalité du diamant d’investissement

Comme tous les bijoux, les diamants sont soumis à TVA l’achat, sauf s’ils sont en zone franche, où les produits ne sont pas soumis à TVA.
En effet, en zone franche, une TVA est appliquée sur les services, la garde, la commission, mais pas sur le diamant lui-même.

A la revente, les plus-values sont taxées, avec deux régimes fiscaux possibles.
– le régime de la taxe forfaitaire à 6,5% (6% de taxe + 0,5% de CSG/CRDS)
– ou le régime d’imposition sur la plus-value réalisée à la cession : soit  34.5% sur la plus-value réalisée les trois premières années (qui devrait donc passer à 36,2% avec l’augmentation de la CSG), puis exonération dégressive et TOTALE de la taxe au bout de 22 ans de détention. C’est généralement le régime le plus avantageux.

En achetant des “parts” de diamants, sous forme de lots fractionnés par exemple, on peut acheter et revendre des pierres pour un montant inférieur à 5000 euros et éviter ainsi d’être taxé sur les plus-values.

 

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