Histoire du diamant

Actualité du diamant – septembre 2017

Connaissez-vous le pouvoir libératoire du diamant ? On en parle ce mois-ci dans un dossier des Echos. Le diamant comme monnaie et aussi comme levier d’investissement, à condition de ne pas être aussi exceptionnel que le Lesedi La Rona vendu aux enchères pour 53 millions de dollars !

La rareté ne fait pas l’investissement !

Ce qui est rare est cher, mais à être trop rare, un actif en perd une qualité essentielle : son rôle de monnaie d’échange. C’est le cas de l’or, qui est rare mais suffisamment abondant pour servir de monnaie.
C’est le cas du diamant d’investissement, mais pas du Lesedi La Rona (“Notre lumière” en Tswana), un diamant brut estimé à 1109 carats découvert en novembre 2015 au Botswana, le plus gros depuis plus de 100 ans. Cette énorme pierre a été vendue aux enchères au joaillier britannique Laurence Graff à 53 millions de dollars le 26 septembre dernier.

Pour rappel, un diamant doit être bon sans toutefois être excellent dans toutes les caractéristiques à la fois, sinon c’est un diamant exceptionnel et atypique, plutôt réservé à une clientèle particulière très fortunée. “Too big to sell”, il ne répondrait pas aux critères d’investissement du bon père de famille.

Le diamant aussi peut être monnaie

Dans un dossier paru dans Les Echos “Quand la France a fait faillite” le 15 septembre dernier, Georges Valance rappelle l’une des fonctions du diamant : son pouvoir libératoire, c’est-à-dire sa capacité à régler, effacer une dette. Ainsi, à la toute fin du XVIIIe siècle, après la faillite monétaire des Assignats (première monnaie papier), le Directoire met en gage “des bijoux de la Couronne, dont le fameux « Régent », diamant livré à un marchand de chevaux prussien” pour régler ses factures.

 Prospection et production de diamant

En bref, l’Angola débourse 7,4 millions rien que pour la prospection de diamants dans la province de Lunda Sul. Avec “une ressource totale de plus de 1 milliard de carats de diamants”, ça vaut le coût de mettre le prix en exploration !
Le Lesotho (au sud de l’Afrique) s’illustre encore dans la découverte de diamants de gros calibre. La pierre de 115 carats récupérée dans la fameuse mine Letšeng en septembre fait suite aux trouvailles miraculeuses de diamants de 80, 98 et 114 en avril et mai derniers.

La De Beers se cherche

Sur la même période que l’an dernier, la vente de diamants de la De Beers a baissé de 639 millions $ à 505 millions $. Une baisse qui s’explique par la fête indienne de Diwali, qui coïncide avec la saison des mariages, où il est de coutume de s’offrir des bijoux en or et en diamants, et qui a été célébrée plus tôt cette année. Les ventes pendant cette période ont quant à elles été plutôt bonnes !

De Beers toujours : après la création du diamant éternel pour ancrer la bague de fiançailles sertie d’un diamant dans les moeurs, le groupe “s’adapte à l’évolution des moeurs et de la consommation” en s’adressant aux femmes et aux “millenials.